Parution: Les écrits de la réception

0001Sébastien François & Thomas Pillard (dir.), Les écrits de la réception: pratiques textuelles des publics médiatiques (Genre en séries: cinéma, télévision, médias, n°7, Presses Universitaires de Bordeaux)

Numéro de revue scientifique publié le 30 juin 2018 et librement accessible en ligne. Textes de D. Chedaleux, J. Sandeau, L. Chance, J. Rose et H. Breda.

Comme le rappelait Marlène Coulomb-Gully en 2009, « le genre a longtemps été un point aveugle de l’analyse du discours » dans le champ académique français. Revenant cinq ans plus tard sur ce constat (Coulomb-Gully, 2014), l’auteure soulignait plusieurs avancées qui confirment la centralité et l’opérativité du genre dans les processus de communication, tout en appelant à utiliser « son extraordinaire potentiel explicatif » pour « développer les recherches sur les usages et les pratiques de réception » des publics. Une telle préoccupation a évidemment été centrale dans la création de Genre en séries : cinéma, télévision, médias et en particulier dans plusieurs articles accueillis en son sein (Ugur Tanriöver, 2015 ; Bertini, 2016 ; Olivesi, 2017), à la suite desquels s’inscrit donc le présent dossier. Cette septième livraison de la revue entend ainsi étudier les enjeux de genre qui traversent et constituent les réceptions médiatiques, en choisissant à dessein de s’intéresser aux pratiques textuelles qui accompagnent, poursuivent ou parfois anticipent ces dernières et que nous appellerons ici les « écrits de la réception ».

Table ronde « Que faire du cinéma bis et d’exploitation? » et projection d’Opéra (Dario Argento, 1987) au Brady

bannièreOrganisée dans le cadre de la 3eédition de la Semaine des Arts et des Médias, Université Sorbonne Nouvelle –Paris 3, Amphi D02, jeudi 15 mars 2018 de 14h à16h

Dans le prolongement de la table ronde « Situation du cinéma de genre en France », organisée l’an passé, cette nouvelle manifestation interrogera les relations d’attachements des publics du cinéma « bis »aux objets et aux lieux de médiation de cet univers cinéphilique, dans un contexte de dématérialisation. Ainsi, seront autant questionnés les usages spectatoriels numériques que les mutations du secteur qu’ils entraînent. Pour débattre de ce sujet passionnant, nous aurons le plaisir d’accueillir Christophe COSYNS (The Ecstasy of Films), Anne DELABRE (Le 7e genre), François GAILLARD (cinéaste) et Bruno TERRIER (Metaluna Store).

Lien vers l’évènement facebook de la table ronde.

En partenariat avec Le Chat qui fume éditant le film en blu-ray/dvd, ainsi qu’avec les éditions Rouge profond publiant l’autobiographie du maestro italien, la table ronde sera suivie à 20h30 d’une projection exceptionnelle du film Opéra de Dario Argento au Brady (39 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris), présentée par Jacques Thorens auteur de «Le Brady, cinéma des damnés» et Laurent «le bissophile».

Lien de l’événement Facebook de cette soirée Argento au Brady.

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Parution: L’Age des stars. Des images à l’épreuve du vieillissement

0001Article sur « Jack Nicholson et les comédies du vieillissement: que devient le « mâle américain moderne » après 60 ans ? », dans Charles-Antoine Courcoux, Gwénaëlle Le Gras & Raphaëlle Moine (dir.), L’Age des stars. Des images à l’épreuve du vieillissement, Lausanne, L’Age d’homme, janvier 2018

Une évolution majeure de la persona de Jack Nicholson s’opère au tournant des années 2000, à mesure que la star entre dans un « troisième âge » de sa carrière marqué par trois phénomènes complémentaires. D’une part, Nicholson a choisi à cette période de privilégier la comédie au détriment du drame. D’autre part, cette réorientation générique a peu à peu été mobilisée par l’acteur pour se confronter – de manière toutefois souvent biaisée – à son âge. Enfin, le vieillissement de la star est devenu à cette période un sujet de discussion médiatique à part entière. Cet article interroge différentes étapes de ce tournant, en s’intéressant aux représentations et aux réceptions de trois comédies à succès réalisées entre 1997 et 2003, qui offrent paradoxalement chacune une image très différente de la star, de son identité masculine et de son vieillissement. En analysant les liens entre genre cinématographique, gender et identité de génération, il s’agit de montrer comment Nicholson a pu redéfinir son image selon un rapport de proximité et de distance (comique) avec les angoisses des hommes de son âge, et de quelle façon ces nouvelles performances ont elles-mêmes suscité de nouveaux discours sur sa persona.

Parution: Studies in French Cinema

Fig2Article sur « Les « comédies d’argent » dans le cinéma français des années 2000 : rapports de genre et échanges économico-sexuels », Studies in French Cinema, vol. 18, n°1, janvier 2018

Les années 2000 voient la sortie sur les écrans d’une série de comédies dont les récits interrogent l’usage et la circulation de l’argent au sein de l’économie des relations hétérosexuelles et des interactions sociales entre hommes et femmes, via des situations mêlant rapports de genre et rapports financiers. Cette tendance présente des contours flous et recouvre des représentations hétérogènes qui ne se destinent pas nécessairement aux mêmes publics : favorisant en début de décennie des vedettes et une orientation masculines, elle se trouve plus fréquemment investie ensuite par des femmes cinéastes accordant plus d’importance aux rôles féminins, en écho à l’intérêt de plus en plus marqué des réalisatrices pour le genre comique depuis les années 1990 et 2000. Associant les études génériques et les gender studies, cet article se propose d’évaluer la cohérence de ce corpus diversifié et d’analyser ses enjeux idéologiques, en faisant appel au concept d’« échange économico-sexuel » forgé par l’anthropologue féministe Paola Tabet.

Parution: Paris in the Cinema. Beyond the Flâneur

514APuv9vvLChapitre d’ouvrage collectif sur « Working-class Paris and Post-War Noir: Les Portes de la nuit » (traduit par Franck Le Gac), dans Alastair Phillips & Ginette Vincendeau (dir.), Paris in the Cinema. Beyond the Flâneur, Londres, BFI/Palgrave, décembre 2017.

Les Portes de la nuit/Gates of the Night represents something of a paradox in the history of Paris on film: limited research exists on this famous work, which remains little known as a result. Produced in 1946, the film ushered in ‘dark realism’, a style that was permeated with a sense of gloom and continued the pre-World War Two tradition of French film noir, in which Marcel Carné had been the central figure during the late 1930s. While this dark tale oscillates between tragic populism and socio-political commentary, its interest also lies in its mix of ‘very French’ images and a number of American traces. This chapter will examine these juxtapositions between past and present, France and the USA, bringing together film analysis and historical perspective to shed light on them.

Séminaire « Cinémas de genre: formes, usages, étiquetages »

Ce séminSéminairegenre_séance1aire mensuel de recherche entend fédérer un ensemble de travaux se proposant d’étudier les films ou les cinémas dits « de genre », tout en réfléchissant aux différents sens de ce qualificatif polysémique et à la variété de ses usages sociaux.

S’inscrivant dans les activités de l’IRCAV et bénéficiant du soutien du LabEx ICCA « Industries culturelles et création artistique », il se déroulera une fois par mois (10 novembre, 8 décembre, 12 janvier, 9 février, 9 mars et 13 avril) le vendredi de 15h à 17h à la Maison de la Recherche de la Sorbonne Nouvelle à Paris.

Télécharger le programme du séminaire en PDF.

Recension: « Les films à voir cette semaine: stratégies de la critique de cinéma »

9782343059921rRecension, sur le portail « cinéma » de nonfiction.fr de l’ouvrage collectif Les films à voir cette semaine: stratégies de la critique de cinéma, dirigé par Laurent Jullier.

Cet ouvrage collectif s’inscrit dans la dynamique et le renouveau que connaissent les études de réception en France depuis le tournant des années 2000 – et qui semblent encore s’accélérer et se prolonger ces dernières années, comme l’indiquent le sujet de différentes thèses de doctorat récemment achevées ou en cours ainsi que le programme de nombreuses manifestations scientifiques récentes. Épousant certaines évolutions actuelles des études cinématographiques et audiovisuelles, telles que le recours de plus en plus fréquent à des approches pragmatiques pour saisir les objets filmiques étudiés et leurs usages « en situation », il n’en trace pas moins une voie relativement originale vis-à-vis de ce champ d’investigation et des recherches ayant plus spécifiquement été consacrées à la critique de cinéma. Cliquez ici pour lire la suite de la recension.

Séminaire « Cinéma, audiovisuel et innovations »

courrier-sud-2Communication sur « Les relations cinéma/aviation au prisme de la compagnie Air France : perspectives de recherche et enjeux pluridisciplinaires », Séminaire « Cinéma, audiovisuel et innovations: approches pluridisciplinaires et questions méthodologiques » organisé par Laurent Creton, Kira Kitsopanidou et Ana Vinuela, INHA, lundi 2 octobre 2017.

Cette communication envisagera dans une perspective d’histoire culturelle les relations cinéma/aviation au prisme d’une compagnie, Air France, qui en raison de la diversité des ses facettes et de ses liens avec l’industrie du cinéma se prête particulièrement bien à des réflexions pluridisciplinaires pouvant croiser les différents domaines d’intérêt de ce séminaire dédié aux liens entre cinéma, audiovisuel et innovations. Il s’agira ici de présenter les enjeux d’un travail de recherche situé entre la sphère universitaire, la sphère professionnelle et la création audiovisuelle, à savoir l’écriture en cours d’une série documentaire de 4×26 minutes produite par l’Agence audiovisuelle d’Air France. Une première partie nous permettra de présenter ce projet, kes corpus films et non-films sur lesquels il s’appuie, ainsi que les questions qu’il pose sur le plan méthodologique et scientifique. Dans un second temps, nous évoquerons le contenu et les axes thématiques de l’épisode pilote du documentaire dédié aux années 1950, en donnant un aperçu de la pluralité des enjeux de la relation entre Air France et le cinéma à cette période, à partir de séquences de films de fiction mises en relation avec différentes archives.

AAC Séminaire « Cinémas de genre: formes, usages, étiquetages »

59161599Soutenu par le Laboratoire d’excellence « Industries culturelles et création artistique » (ICCA), ce séminaire entend contribuer à fédérer, dans une perspective pluridisciplinaire, un ensemble de travaux se proposant d’étudier les films ou les cinémas dits « de genre », tout en réfléchissant aux différents sens de ce qualificatif polysémique et à la variété de ses usages créatifs, professionnels et cinéphiliques.

Il déroulera une fois par mois le vendredi (15h-17h) à la Maison de la Recherche de la Sorbonne Nouvelle. Les propositions sont à envoyer avant le 22/09.

Télécharger l’appel à communications.

Colloques Cinéphilies/Sériephilies 2.0: perspectives internationales

Colloque-cinéphilie_juin-2017Communication sur « Le giallo italien sur Internet: exploration d’un univers « bis » transnational et des débats cinéphiliques qui le traversent », Colloque international « Cinéphilies/Sériephilies 2.0: perspectives internationales », Maison de la Recherche de l’Université Paris 3, 8 et 9 juin 2017

Le « giallo » – terme désignant une vague de films criminels italiens des années 1960-70 mêlant policier, horreur et érotisme – n’a retenu l’attention de la cinéphilie professionnelle qu’à travers la « singularité » du cinéaste Dario Argento, mondialement reconnu comme « auteur » ayant élevé ce genre populaire au rang d’art.

Il en va autrement sur la toile, où les qualités – y compris triviales ou « illégitimes » – de ces films sont amplement débattues au travers d’analyses variées sur le fond comme sur la forme. Cette communication se propose d’explorer le « revival 2.0″ que connaît le genre sur Internet, en s’intéressant aux débats qui traversent cet univers transnational. On s’intéressera notamment à la réception depuis 2006 sur divers forums français et anglo-saxons du premier ouvrage sur le giallo publié par un universitaire (né au Canada et enseignant au Royaume-Uni), La Dolce Morte de Mikel Koven, aux discussions suscitées par sa définition du giallo comme folklore vernaculaire, ainsi qu’aux échanges entre les forumeurs et l’auteur qui se rapproche d’un « aca-fan ». En quoi les discours produits sur cet objet autrefois « local » nous renseignent-ils sur la mondialisation de la cinéphilie, les différences entre évaluations amateure et professionnelle ainsi que le rôle d’Internet dans la transmission/mainstreamisation d’une culture alternative ?

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